Fabrication circulaire · 12 mai 2026 · 3 min de lecture
Comment nous bouclons la boucle localement — d’une bouteille jetée à Bamenda à une bobine prête à imprimer.

Importer du filament d’impression 3D au Cameroun coûte cher et pèse lourd en carbone. Alors nous le fabriquons ici, à partir de déchets qui traîneraient autrement dans la rue.
Le procédé est simple mais précis. Nous collectons du PET et du PLA post-consommation, les trions par type, puis les nettoyons et les broyons en paillettes uniformes. Ces paillettes sont séchées puis extrudées en filament de 1,75 mm sur des lignes calibrées, avec un contrôle du diamètre pour une impression sans bourrage.
Chaque contrôle qualité compte : nous testons la résistance à la traction et la régularité du diamètre pour que chaque bobine respecte les tolérances industrielles. Résultat : un filament fiable à une fraction du prix importé — et environ 50 bouteilles détournées des rues de Bamenda par bobine d’un kilo. À ce jour, nous avons recyclé plus de 17 kg en matière première, et nous montons en cadence.
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